Pierre d’éther – Récemment publié en Italie par Ghenos Games et basé sur le roman de science-fiction du même nom, ce jeu de cartes compétitif, créé par Virginio Gigli et Simone Luciani, convient à 2 à 4 personnes âgées de 14 ans et plus et les parties peuvent durer de 40 à 80 minutes.
Cadre et contenu
Etherstone nous catapulte sur la planète mystérieuse et oubliée de Nobura, un monde entouré d’une sombre menace : le Vide. Une force parasite qui, si elle est ignorée, pourrait condamner la vie à la surface. C’est à nous, en nous faisant passer pour les Leaders, d’utiliser l’énergie des Etherstones pour invoquer des Entités, combattre les Menaces et tenter de dominer Nobura.
A l’intérieur de la boîte on retrouve :
- 1 manuel de jeu
- 75 cartes d’entité
- 13 cartes Leader
- 18 cartes Menace
- 5 dés Etherstone
- 80 Jetons d’étherstone
- 4 Registres de vie
32 jetons Compteur
1 jeton de fin de partie
4 cartes d’aide
4 anneaux de réserve de dés
32 jetons Points de Victoire - 8 Pacte avec les jetons du Vide

Etherstone – Comment jouer
- Au début de la partie, chaque joueur pioche 2 cartes Leader et 7 cartes Entité. À partir du jeu d’entités, vous construisez votre main finale en utilisant un brouillon: Vous choisissez une carte, passez le reste, et cela se répète jusqu’à ce que vous ayez 7 cartes. Il n’y a pas de tirage pendant la partie : votre main vous appartient et chaque carte compte.
- Vous choisissez ensuite le Leader, également en fonction de votre main. Les Etherstones et les pions initiaux y sont également indiqués.
- Sont également préparés sur la table : le paquet Menace (divisé en niveaux I-II-III, avec une quantité de cartes définie en fonction du nombre de joueurs), les marqueurs Etherstone et les dés, les marqueurs points en fonction du nombre de joueurs, le Pacte avec les marqueurs Vide et les disques de vie.
Durant son tour, un joueur peut effectuer seulement un des actions suivantes :
- Sélection de dés: 5 dés sont lancés à chaque fois que la réserve est vide (chacun est lié à une Etherstone/coloration). Choisissez un dé, gagnez 2 jetons Etherstone de la couleur correspondante et activez des capacités en fonction de la couleur/valeur du dé. Le dé violet symbolise le vide. Nous pouvons choisir n’importe quelle couleur mais cela nous coûtera 1 vie.
Évocation: En dépensant des jetons, vous pouvez invoquer une carte Entité depuis votre main. Les cartes sont divisées en trois macro-catégories :
Abonnés : utiles pour les attaques.
Rituels : effets immédiats ou de soutien (régénération de vie, invocations, points).
Technologies : bonus divers, effets stratégiques ou interactions avec les adversaires.
Attaque: Choisissez une carte Menace au centre et attaquez-la. Vous pouvez décider d’impliquer votre Leader (en ajoutant sa force, mais en risquant des dégâts) et/ou d’utiliser des Followers actifs. Pour la vaincre, tout ce que vous avez à faire est d’égaler ou de dépasser sa chaleur d’attaque. Les adeptes utilisés de cette manière seront épuisés et devront être pivotés de 90 degrés. La menace vaincue deviendra notre butin de guerre.
Repos: Remettez les cartes dépensées (Suiveurs) en position prête.
Pacte avec le vide: si votre Leader est vaincu, vous pouvez évoquer un rite de résurrection : le Leader revient avec une Vie pleine, mais vous gagnez un jeton « Pacte avec le Vide », qui vaudra 7 points négatifs en fin de partie.
À la fin de la partie, qui peut se terminer de différentes manières (manque de cartes Menace, manque de points de victoire ou lorsqu’un joueur manque de cartes en main), le joueur avec le plus de points de victoire gagne.

Etherstone – Générique de fin
La draft initiale et l’absence de draft ultérieure rendent chaque choix crucial : les cartes que vous choisissez au départ dictent votre stratégie tout au long de la partie. Se tromper de main peut rendre le jeu beaucoup plus compliqué. Ce n’est pas un jeu « facile à gagner » dès la première partie, cela demande un minimum de planification. Si vous aimez les jeux où chaque décision est pesée et où la construction de combos est la clé du succès, vous pouvez trouver ici un terrain fertile.
Les choix quant au moment d’invoquer, au moment d’attaquer, de prendre des risques avec le chef ou de jouer la sécurité avec les partisans, en utilisant ou non le Pacte avec le Vide, offrent un bon degré de liberté et de variabilité, même partie après partie.
Le décor dark-fantasy/cosmique de Nobura, combiné aux illustrations organisées par Paolo Voto, donne une immersion narrative qui se fait sentir ; vous ne jouerez pas seulement aux cartes, mais vous vivrez une lutte pour le destin d’un monde.
L’un des points forts est certainement la variabilité du jeu, puisque nous n’utiliserons que 1 Leader et 7 Entités par partie, alors que le contenu du jeu comprend respectivement 13 et 75 cartes.
Je le recommande absolument aux joueurs qui l’adorent jeux de combo, d’optimisation et de stratégie et à ceux qui apprécient un mélange de gestion des ressources, des risques et des tactiques dynamiques. Mais aussi à ceux qui ont un faible pour des décors fantastiques et cosmiques riches en atmosphère et en style visuel raffiné.
Etherstone n’est pas un jeu de société « classique » : c’est un titre pour ceux qui aiment réfléchir, construire et prendre des risques. Mais lorsque les tuiles de la table s’emboîtent, lorsque les capacités des cartes se combinent et qu’une Menace tombe, le sentiment est celui d’avoir mené une véritable conquête sur Nobura. Entre draft, dés, invocation et affrontements avec le Vide, chaque partie devient une danse tendue entre contrôle et improvisation.
L’article Etherstone, la revue du jeu de société : la défense de Nobura vient de Metropolitan Magazine.
